Selon le SER, les Procédés de Pyrogazéification offrent de réels atouts

La Pyrogazéification, une filière aux atouts réels…

Le terme de pyrogazéification y apparaît 12 fois, c’est sans doute encore peu, (éolien 48 fois ; solaire  83 fois), mais c’est déjà beaucoup : la filière est encore émergente, et beaucoup de choses sont à faire avant que les technologies de pyrogazéification puissent prendre leur place dans le mix énergétique à la française.
Mais les enjeux et les difficultés de la filière y sont clairement définis (cf. page 62 reprise ci-dessous).
Le Club Pyro salue donc la publication de ce livre blanc – et ses auteurs.

Extrait :


Les Atouts : Une filière prometteuse et complémentaire pour la production d’EnR garantie à partir de biomasse et de déchets

Dans le contexte de développement des énergies renouvelables et de récupération, les procédés de pyrogazéification, dont le stade de maturité est désormais assez avancé, offrent de réels atouts :

  • rendement et efficacité énergétique de très bon niveau avec des rejets nettement plus faibles que les valeurs limites d’émission réglementaires ;
  • contribution, aux côtés de la filière mé-thanisation, à l’atteinte des objectifs de 10 % de gaz renouvelable dans les réseaux à l’horizon 2030 ;
  • traitement de biomasse/déchets diffici-lement valorisables à petite échelle ;
  • excellente solution de contribution à la réduction de 50 % de l’enfouissement des déchets ultimes ;
  •  énergie produite à l’échelle du territoire, renouvelable et stockable.

Les contraintes : adapter le cadre réglementaire, et « aider la filière »

À court terme, compte-tenu de ses spécificités, la filière a besoin d’un cadre plus adapté que la réglementation relative à l’incinération des déchets et d’instruments
incitatifs.
À cet égard, il serait souhaitable de :

  • reconnaître la pyrogazéification comme une filière dédiée, distincte de la « combustion » ;
  • élargir les soutiens publics aux procédés de pyrogazéification (ex : r & d , « prime procédé ») ;
  • donner accès à des dispositifs fiscaux incitatifs (ex : t va réduite) ;
  • soutenir l’achat de l’électricité produite à partir d’installations de pyrogazéification notamment en mettant en place un complément de rémunération et en fixant un objectif de puissance électrique installée de 300 MWe à horizon 2023, à partir de déchets, biomasse ou CSR par pyrogazéification.
  • permettre l’injection de méthane de synthèse dans le réseau par la mise en place d’appels à projets, d’un cadre réglementaire simple, de tarifs d’achat et d’une fiscalité incitative.

Tout est dit… ou presque.

Le livre blanc est téléchargeable sur le site du SER – lien

Sébastien Franck / Philippe Hugeron