Les déchets de bois ne trouvent pas preneurs…

Un article des échos en date du 19/10 relate les difficultés de la valorisation des déchets de bois et en particulier de leur valorisation matière.

Lien de l’article : les déchets de bois ne trouvent pas preneurs

Une fois cet article lu, l’éclairage du Club Pyro…

La valorisation du bois passe assez généralement par la fabrication de panneau – autrement dit le beau meuble en pin ne redeviendra pas un autre beau meuble en pin mais un panneau d’aggloméré qui fera partie d’un meuble qui lui même… finira en stockage ou dans un four d’incinérateur (!) parce que ce cycle de valorisation matière (du bois) a rapidement une fin.
Voilà pour l’intro polémique.

On rappelle à ce sujet que dans « déchets de bois » – il y a le terme « déchets » – et que les déchets dont il est question sont ceux issus des filières de reprises financés dans le cadre des REP – Responsabilité Elargie des Producteurs – cad de la prise en compte économique de la fin de vie des produits mis sur le marché. Ces déchets de bois ne sont pas de la biomasse.
La mise en œuvre de la valorisation matière est conforme aux textes européens transposés en droit français qui privilégient la valorisation matière et la considèrent donc prioritaire à la valorisation énergétique dans la hiérarchie des modes de traitement des déchets.

Pour aller plus loin :

Voilà pour la note pédagogique.

Ces déchets pourraient donc être valorisés dans des unités de production énergétique dans le cadre d’une économie circulaire, c’est-à-dire de valoriser ces déchets de bois produit localement dans une unité correctement dimensionnée pour répondre à des besoins énergétiques locaux.
Le Club prône cette position qui répond en tout point à une démarche vertueuse en accord avec les textes européens et français et les préoccupations politiques nationales en matière d’économie, de (ré)industrialisation et de relance de l’emploi.
Pour la valorisation des déchets de bois, les procédés thermo-chimiques dont la pyrogazéification peuvent être la solution.

Voilà pour la conclusion technique.

Sébastien Franck